Ce qu’il faut savoir sur les atouts et limites du béton coulé

Le béton cellulaire n’a rien d’un simple bloc grisâtre : derrière son apparence modeste, il cache une histoire de laboratoire et une évolution technique qui a bouleversé bien des chantiers. Loin du matériau traditionnel, il intrigue autant qu’il suscite le débat chez les professionnels du bâtiment comme chez les passionnés de rénovation.

Le béton cellulaire, un allié de la construction moderne

Gasbeton Cellular Béton (crédit photo www.silaflex.it)

Qu’est-ce que le béton cellulaire ?

Le béton cellulaire n’a pas toujours existé : il a vu le jour au début du XXe siècle, sous l’impulsion de chercheurs suédois menés par l’éd. Ivar Sklud et le professeur Lennart Forsen. Leur mission : inventer un matériau aussi pratique que le bois, mais sans les faiblesses du matériau naturel, notamment la combustion facile et la sensibilité à l’eau. C’est ainsi qu’est née cette alliance d’eau, de sable de silice, de ciment et de chaux, aujourd’hui commercialisée sous des noms comme Siporex, Gasbeton, Thermalite ou encore Ytong.

Visuellement, les blocs en béton cellulaire rappellent la mousse de polystyrène, mais leur résistance n’a rien à voir : ils tiennent la route sur un chantier et se déclinent selon les besoins. Certains modèles sont lisses, d’autres présentent des rainures ou même des poignées, histoire de faciliter la manipulation et la pose. Ces petits détails varient d’un fabricant à l’autre, mais l’essentiel reste : une légèreté remarquable et une facilité d’usage qui parlent aux bricoleurs aguerris comme aux professionnels.

Le béton cellulaire n’est pas parfait, loin de là. Avant de se lancer, mieux vaut passer en revue ses qualités et ses faiblesses pour décider, en toute connaissance de cause, quand et comment l’utiliser.

Les atouts du béton cellulaire

Du côté des points forts, le béton cellulaire coche plusieurs cases qu’on ne retrouve pas toujours chez ses concurrents. Voici ce qui le distingue :

  • Légèreté : Sa structure alvéolaire lui confère un poids plume, ce qui simplifie le transport et la pose.
  • Isolation thermique : Il limite efficacement les déperditions de chaleur.
  • Isolation acoustique : Les nuisances extérieures peinent à traverser ses blocs.
  • Résistance au feu : Impossible à enflammer, il joue la carte de la sécurité.
  • Perméabilité à la vapeur d’eau : Les murs respirent, limitant les problèmes d’humidité.

Sa maniabilité est un autre atout : on le découpe à la scie, on le colle sans effort, et certains blocs s’emboîtent même sans colle sur les faces verticales. Pour un amateur de rénovation, c’est une aubaine. Les possibilités sont multiples : murs droits ou arrondis, cloisons légères, aménagements sur mesure, bibliothèques ou encore cuisines maçonnées. Et comme il résiste au feu, il trouve aussi sa place autour d’une cheminée.

La souplesse d’utilisation va de pair avec une grande adaptabilité. Le béton cellulaire s’adapte à la rénovation comme au neuf. On peut le peindre, le carreler, ou même le décorer à sa façon, selon le style recherché. Ajoutez à cela un coût inférieur à celui des briques traditionnelles, et on comprend pourquoi il séduit autant pour les cloisons intérieures.

Les limites du béton cellulaire

Tout n’est pas rose pour autant. Le principal reproche adressé au béton cellulaire : sa friabilité. Le matériau ne supporte ni clous ni chevilles classiques, et il vaut mieux éviter d’y fixer des charges lourdes comme des étagères, des armoires suspendues ou des équipements volumineux. Même si la résistance à la compression est honorable, la tenue au cisaillement laisse à désirer.

Autre bémol : les mouvements naturels d’un bâtiment (dilatation, tassement) génèrent souvent des microfissures, surtout aux jonctions. Pour limiter ces désagréments, il faut prévoir un treillis spécial à enduire sous le plâtre. Mais cette précaution ne garantit pas un résultat impeccable sur la durée, et il n’est pas rare de devoir intervenir à nouveau pour corriger ou réparer.

Lors de modifications (déplacement de prises, création de saignées pour l’électricité ou la plomberie), le béton cellulaire montre aussi ses limites. Après avoir refermé les saignées avec du mortier à base de ciment, la différence de dilatation entre le mortier et les blocs peut provoquer de nouvelles fissures au fil du temps.

Prix d’achat des blocs de béton cellulaire

Pour se faire une idée, un mètre carré de blocs de 10 cm d’épaisseur coûte en moyenne entre 9 et 10 euros. Pour les bricoleurs, un bloc standard de 250 x 600 x 100 mm se négocie entre 1 et 2 euros l’unité. Ces produits sont disponibles dans les grandes surfaces de bricolage, où il est utile de se procurer aussi l’adhésif adapté pour la pose ou la finition, notamment si l’on souhaite carreler par-dessus.

Pour les petits travaux, on trouve facilement les accessoires nécessaires en ligne :

  • Scie spécifique pour découper le béton cellulaire
  • Chevilles adaptées à ce matériau
  • Colle conçue pour ce type de blocs

Le béton cellulaire divise, séduit, parfois déçoit, mais il ne laisse jamais indifférent. À chaque chantier, il impose ses règles du jeu. Ce qui est certain, c’est qu’il a su s’imposer dans les rayons des matériaux innovants. Reste à voir, dans dix ans, si son aura sera toujours intacte ou si d’autres inventions viendront bousculer sa position.

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