Interrupteurs, prises de courant, va-et-vient, prises RJ45 : l’appareillage mural est souvent l’un des derniers postes auxquels on pense sur un chantier, alors qu’il conditionne à la fois la conformité de l’installation et le rendu final des pièces. Construction neuve ou rénovation, les contraintes ne sont pas les mêmes, et le choix mérite réflexion bien avant le coup de peinture.
Ce que dit la norme NF C 15-100
La norme NF C 15-100 encadre les installations électriques des logements en France. Elle s’applique aux bâtiments neufs dont le permis de construire a été déposé à partir du 27 novembre 2015, ainsi qu’aux rénovations complètes. Pour une chambre, par exemple, elle impose au minimum trois prises de courant 16 A réparties en périphérie, un point lumineux avec socle DCL au plafond et, selon la configuration du logement, au moins une prise RJ45. En cas d’accessibilité PMR, les interrupteurs et prises ne doivent pas dépasser 1,30 m de hauteur.
Dans un logement existant, la mise aux normes intégrale n’est pas obligatoire, sauf travaux neufs. En revanche, les anomalies liées à la sécurité méritent d’être corrigées : une installation défectueuse peut entraîner un refus de remboursement de l’assurance multirisques habitation en cas de sinistre.
Pour trouver le bon appareillage mural en fonction de son type de chantier, il peut être utile de consulter un site spécialisé qui recense les références disponibles par usage et par gamme.
Bien choisir selon la pièce et l’usage
L’appareillage mural se décompose en trois éléments : le mécanisme fonctionnel, la boîte d’encastrement et la plaque de finition. Cette architecture permet de combiner les références d’une même gamme pièce par pièce, à condition de rester cohérent au sein d’un même fabricant. Les mécanismes et plaques ne sont pas interchangeables entre marques.
Pour les pièces sèches (séjour, chambres, couloir), toutes les gammes classiques conviennent. Pour une cave, un garage ou un espace extérieur, il faut viser l’indice de protection IP55, qui garantit la résistance aux projections d’eau et aux poussières. Pour les salles de bain, un minimum IP44 s’impose dans les zones concernées. Certaines gammes, comme le cubyko de Hager ou le Plexo de Legrand, ont été conçues spécifiquement pour ces environnements.
En rénovation légère, où les saignées dans les murs ne sont pas envisageables, des gammes en saillie permettent de poser l’appareillage directement en surface, avec ou sans moulure de cheminement.
Anticiper la commande au bon moment
Sur un chantier neuf, l’appareillage doit être commandé après le gros œuvre, avant la pose des cloisons finies. Le choix de gamme doit idéalement être arrêté avant le câblage, certains supports étant spécifiques à chaque fabricant. Côté connectivité, prévoir dès la construction des prises USB type C et des prises RJ45 permet d’anticiper les usages numériques sans intervention ultérieure. Selon l’Observatoire SmartHome France, plus de six foyers sur dix sont désormais équipés d’au moins un équipement connecté : autant intégrer cette dimension dès le départ.
Budget, style d’intérieur et évolutivité domotique sont les trois critères qui guident souvent le choix final. Les gammes entrée de gamme conviennent parfaitement aux pièces secondaires, tandis que les références premium trouvent leur place dans les pièces de vie. Certaines gammes permettent même d’ajouter des modules connectés a posteriori, sans tout remplacer.

